À la recherche d’une vie équilibrée


Leur âge varie de 28 à 43 ans. Des femmes et des hommes ont quitté la sécurité d’un emploi pour se lancer en affaires. Quels sont leurs trucs et astuces pour survivre dans un monde compétitif ? Récit d’une discussion enflammée.

Fin janvier, par un froid polaire, une dizaine d’entrepreneurs, pour la plupart membres du comité Nouveaux entrepreneurs de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval, parlent de leur réalité quotidienne autour d’un savoureux café.

D’entrée de jeu, Anthony Quevillon, 28 ans, avocat de formation, explique que son entreprise, Hub6, créée il y a à peine 2 ans à Laval, est en pleine croissance. Sa firme de 9 employés propose différents services aux entrepreneurs, dont des services juridiques, comptables, ressources humaines et marketing. 

Sa génération est attirée par l’entrepreneuriat. « Les jeunes de mon âge préfèrent gagner entre 30 000 $ et 40 000 $ en étant à leur compte, que de travailler pour un employeur pour un salaire de 70 000 $. »

Sentiment d’accomplissement

Le débat est lancé. Certains préfèrent rogner sur le salaire au profit d’un travail stimulant. Le sentiment d’accomplissement lié à un travail qu’on aime n’a pas de prix. « Le pire crime, c’est d’avoir une job plate », dit-on.

Avant de se lancer en affaires, Anthony Quevillon conseille de se lier avec un partenaire qui évitera l’impression d’un saut dans le vide.

Comment les entrepreneurs lavallois peuvent-ils tirer leur épingle du jeu en étant situés à côté de la métropole ? « Il faut emmener des choses différentes à Laval », allègue Dave Cameron, consultant Stratégies Ventes Médias 360.

« Les entreprises vont se déplacer ici à la condition d’avoir des gens de talent », ajoute Jonathan Falardeau, cofondateur de Le Tiers Lieu, un espace de coworking à Laval.

Tous sont d’accord sur une chose : « Il ne faut pas copier Montréal. On doit innover à Laval et être différent. »

Aide concrète aux TPE

Au bout de la table, Christine Gauthier est propriétaire du Studio Mondo Danse dans le quartier Saint-Vincent-de-Paul. L’automne dernier, elle a posé une quinzaine d’affiches sur les poteaux de la Ville afin de faire connaître son entreprise.

En plein hiver, l’exercice s’avère difficile surtout que des cols bleus les enlèvent systématiquement. « Pourquoi la Ville n’aiderait-elle pas les jeunes entrepreneurs comme Christine en leur offrant une visibilité d’affichage qui serait partagée par différents clients ? », a demandé Dave Cameron. En attendant, Christine Gauthier fait la promotion de son studio par l’entremise des babillards d’épiceries et commerces avoisinants.

Équilibre

Avant de repartir, Anthony Quevillon a nommé que « les gens qui réussissent travaillent tous très fort ».

Marina Jankovic, présidente du comité Nouveaux entrepreneurs, a toutefois tenu à souligner qu’il est également important de prendre du temps pour soi.

Les entrepreneurs possèdent une denrée inestimable : le temps. Il suffit de bien le gérer. Certains, comme Dave Cameron, travaillent efficacement de 5 h 30 à 9 h. Tous aspirent à s’offrir du temps de qualité en famille et avec les amis. L’automne dernier, Jonathan Falardeau a coupé dans ses contrats de pige afin d’obtenir ce bien-être.

Cela nous a fait un bien fou d’entendre la réflexion d’un papa sur la difficulté de concilier le métier d’entrepreneur et de parent. Un enfant malade ou une inscription à l’école maternelle peut bousiller une demi-journée. « Je n’ai rien fait aujourd’hui », soupire-t-on. Ce jour-là, l’entrepreneur sacrifiera son match de hockey pour reprendre le précieux temps.


À retenir

« Il n’est jamais trop tard pour se lancer
en affaires. » – Dave Cameron

Des subventions existent pour les 35 ans
et moins, mais très peu d'aide existe pour ceux qui veulent se lancer en affaires chez les 36 ans et plus


À propos de l'auteur

Annie  Bourque

Annie Bourque

Recherchiste d'expérience devenue journaliste-pigiste pour différents magazines. Annie aime raconter le parcours de gens inspirants et mettre en valeur des femmes et des hommes qui osent emprunter un chemin différent.

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