Assises d’affaires de la CCIL : pleins feux sur les RH


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Crédit photo : CCIL

La 5e édition des Assises d’affaires de la CCIL, le 15 novembre dernier, a été consacrée aux « Solutions RH : changements des pratiques d’affaires ». À l’ordre du jour ? Les défis liés à la pénurie de main-d’œuvre, la rétention de personnel qualifié, l’intégration des immigrants, la sécurité ou encore au climat de travail. Des thèmes qui rejoignent les préoccupations des entreprises lavalloises, puisque pour 71 % d’entre elles, les difficultés de recrutement ont un impact sur la production (1).

L’humain au cœur de la 4e révolution industrielle

Pour Antoine Audy-Julien, conseiller en stratégie d’affaires chez Deloitte, il y a un grand paradoxe dans le discours actuel : on ne cesse de parler de pénurie de main-d’œuvre tout en prédisant que le 4.0 va tuer l’emploi. Selon l’expert, « La fin de l’emploi est un mythe ». Les projections montrent qu’1,5 millions d’emplois seront à pourvoir au Québec dans les 10 ans. Bien sûr, la 4e révolution industrielle, synonyme de numérisation, va entraîner des évolutions majeures,  incluant la technologie exponentielle, l’intelligence artificielle, la collaboration entre humain et robot, et l’exploitation accrue des données. Pourtant, selon le conférencier, l’humain va s’adapter : le 4.0 se traduira par la transformation et non la cessation de l’emploi. La formation, et surtout la requalification du personnel, s’imposeront comme de grands enjeux de société. Pour y faire face, les entreprises devront privilégier l’accès au recrutement international, la rétention de main-d’œuvre via des incitatifs forts, la valorisation des formations professionnelles et l’automatisation.

Réunis en ateliers, les 80 participants se sont alors interrogés sur les leviers pour transformer les défis posés par le 4.0 en opportunités. Plusieurs groupes ont défendu l’idée d’une entreprise apprenante, portant une volonté d’amélioration continue et privilégiant la formation de ses collaborateurs. Les participants ont également évoqué une entreprise bienveillante, qui s’assure de l’adéquation entre ses valeurs et celles de ses employés, cassant le modèle traditionnel de gestion et impliquant ses salariés dans les processus de décision. Et pourquoi ne pas créer un « compagnonnage » entre les Milléniaux, et leur savoir-faire technos, et les X, et leur expérience de l’entreprise, pour faciliter la communication entre générations ?

Les enjeux liés à la santé et au bien-être au travail

Pour Robert Dumas, président et chef de la direction de la Financière Sun Life, travailler sur sa marque employeur est capital. En 2025, les Milléniaux représenteront 75 % de la force de travail en Amérique du Nord, ce qui aura des impacts significatifs sur les conditions de travail et la responsabilité sociale des employeurs. Selon le conférencier, assumer une responsabilité sur la santé globale de ses équipes est un levier majeur pour attirer et retenir sa main-d’œuvre, tout en ayant un effet positif sur la productivité et la santé financière de l’entreprise. En effet, 35 % des Canadiens ont déclaré que leur santé physique ou mentale avait un impact sur leur productivité (2). La Financière Sun Life a mis en place un programme Mieux Être, axé sur la prévention : activités physiques, conditions de travail, séminaires, plateformes encourageant les bonnes habitudes de vie, etc. La compagnie a également instauré un programme d’intégration pour renforcer la présence des femmes et des minorités visibles au sein des postes de direction. Résultat : la Financière Sun Life a obtenu plusieurs reconnaissances, et figure au Palmarès des meilleurs employeurs pour les jeunes Canadiens.

Sur le terrain, quelles mesures mettre en place en termes de santé et de bien-être au travail ? Plusieurs groupes ont souligné la nécessité de personnaliser les programmes en fonction des valeurs et de la réalité de l’entreprise, ainsi que d’évaluer en continu les mesures proposées. Des suggestions novatrices ont été émises, de l’octroi d’une semaine de vacances supplémentaire à des actions collectives favorisant le sentiment d’appartenance (philanthropie) ou répondant à un besoin sociétal (environnement zéro déchet).

Nous sommes tous des « maestros » !

Giovanni Gaudelli, coach de motivation, a démontré que nous avons tous en nous une musique intérieure, que nous transmettons à notre entourage. Pour le conférencier, il est primordial de la nourrir avec nos croyances et nos attitudes pour que cette musique soit celle que nous souhaitions voir jouer et non celle que nous subissons à cause de ce qui se passe autour de nous.

Les impacts de la légalisation du cannabis

Enfin, Me Isabelle Lauzon, avocate chez Le Corre & associés, a abordé les conséquences de la légalisation récente du cannabis dans les entreprises. Si celle-ci permet dorénavant d’en parler sans tabou, les organisations doivent s’adapter et présenter un cadre clair, en actualisant le guide de l’employé et en communiquant auprès de tous. Les participants ont souligné la nécessité d’un encadrement spécifique pour les postes à risque en termes de sécurité, ainsi que le besoin de réévaluer dans un an les enjeux associés aux accidents de travail et à l’absentéisme.

(1) Enquête réalisée à Laval en 2016

(2) Indice du Mieux Être des Canadiens Sunlife 2015


La Chambre remercie les partenaires de l'événement Solutions RH : la Financière Sun Life et Services Québec pour leur contribution financière. 


À propos de l'auteur

Florence Dujoux

Journaliste

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