Cannabis - Un potentiel réel ?


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Crédit photo : Photo by Samuel Zeller on Unsplash

Le profit à tirer de la production et de la vente de cannabis est important, mais nécessite des investissements substantiels.

Le cannabis représente un « indiscutable potentiel de cre´ation d’entreprises au Que´bec ». C’est ce qu’affirme la Fédération des chambres de commerce du Québec.

D’ailleurs, à Laval, on compte déjà trois producteurs, établis en zone industrielle. La Ville autorise la production intérieure tandis que la culture en serre et extérieure est interdite en zone agricole. 

Les retombées peuvent être significatives : pour chaque million de dollars de cannabis vendu, l’organisation Les Producteurs en serre du Québec calcule des retombées de quelque 120 000 $ pour une seule municipalité. Les  revenus globaux générés par les ventes, comme l’impôt sur le revenu des employés, portent le total des retombées à un multiple de 1,75 fois les ventes. 

On parle également de retombées économiques locales pour la construction d’unités de production.

C’est que les investissements sont importants : l’entreprise AAA Medic Montreal par exemple, installée à Laval pour produire du pot médicinal et récréatif, a investi 4 M$ pour une surface de culture intérieure de 10 000 pieds carrés. Sur l’Île Jésus, Sublime Culture, également à vocation médicinale, compte déjà 10 000 pieds carrés, auxquels 27 000 seront ajoutés d’ici la fin de l’année, pour des investissements dépassant la dizaine de millions de dollars.

Aux Serres Stéphane Bernard, de Mirabel, où l’on a récemment conclu un partenariat avec Canopy Growth, la conversion de 6 hectares de plants de tomates en cannabis a coûté « entre 3 et 4 M$ par hectare », dit le président Stéphane Bernard. Il prévoit que ses revenus décupleront avec la conversion. Alors que la tomate génère environ 200 $ du mètre carré, le pot en offre 5 000 $…

Et la manne rejaillit sur plusieurs. « C’est plus de 25 % des emplois qui sont à plus de 50 000 $ par année. Et ce sont des emplois qualifiés », poursuit Stéphane Bernard.

Il reste que les coûts sont importants, et ce, pour tout le monde. À la conversion et la construction s’ajoutent la conformité aux règles, les  assurances et la sécurité : Laval estime à 1,5 M$ les coûts supplémentaires rien que pour la sécurité publique. Et pour se lancer dans la production, il faut des reins solides. « Je souhaite bonne chance aux nouveaux entrepreneurs », ajoute Stéphane Bernard.

Pour l’instant, on sait qu’on fera de l’argent, mais on ne sait pas combien. À la SQDC, dont la vocation en est une de santé publique, aucune donnée n’est compilée sur la question. Idem pour les villes où une SQDC se trouve déjà, a constaté le MAG.

À Laval, « la Ville ne peut encore se prononcer là-dessus, puisque cela fait en ce moment même l’objet d’une analyse », nous explique-t-on.


À propos de l'auteur

Jean-François Parent

Jean-François Parent

Géographe de formation, Jean-François s’est d’abord intéressé au développement régional et à l'économie des ressources naturelles avant de passer au journalisme. Il signe depuis 15 ans des reportages et de grandes enquêtes économiques et financières pour les grands médias d'informations. Son travail a été primé au Québec et au Canada et il a enseigné le journalisme à l'Université Concordia. Depuis 5 ans, il se spécialise en analytique d'affaires et collabore notamment avec des sociétés financières, juridiques et publicitaires pour lesquelles il conçoit et réalise des contenus, mémoires, et études de marché. Il est diplômé de l'Université McGill et du King's College à Halifax, en plus de poursuivre sa formation à l'UQAM et au Canadian Securities Institute.

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