Choisir le mot français, est-ce si compliqué ?

Choisir le mot français, est-ce si compliqué ?


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Crédit photo : Photo by Nik MacMillan on Unsplash

Dans le commerce de détail, les emprunts intégraux à l’anglais sont légions : « On a dû canceller sa commande parce que le stock est back order et qu’il n’y a plus rien sur le rack » est un exemple courant d’une conversation entre deux employés un matin d’automne.

Certes, l’emploi de tous ces anglicismes peut faire du sens à quelqu’un qui les entend à chaque jour et qui n’en connaît plus finalement les équivalents en français. On peut même  se demander pourquoi en faire tout un plat, à vouloir à tout prix utiliser le mot juste en français, alors que les anglicismes sont entrés dans la vie de tous et qu’ils n’empêchent pas de se comprendre.

Puis, il existe des linguistes qui défendent que le plus grave est l’emprunt syntaxique, plutôt que le calque direct ou l’anglicisme.

« La reconnaissance des emprunts, notamment des calques (ou faux-amis), est complexe pour tous, même pour les linguistes. Il est, par conséquent, difficile de proposer des moyens pour les repérer, sinon en utilisant des logiciels de correction textuelle ou en ayant recours à la Banque de dépannage linguistique ou au Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française », souligne avec justesse le porte-parole et secrétaire à la coopération linguistique de l’Office québécois de la langue française, Jean-Pierre Le Blanc.

Fier de sa langue

Si bien des employés et leurs patrons utilisent les faux-amis, les calques et les anglicismes, c’est bien souvent par habitude, parce que les échanges commerciaux se passent en anglais et qu’à la longue ils en oublient les termes et expressions en français, pourtant si riche en propositions de rechange.

Il n’y a pas à dire, vivre en Amérique du Nord et passer des commandes de marchandise qui proviennent de  l’international, requiert de commercer principalement en anglais. Mais une fois rendu dans la boutique, le bon usage du mot juste en français doit être perçu comme un atout de distinction, un avantage concurrentiel.

Ainsi, un commerçant pourrait suggérer à un de ses employés, en plus de lui-même, de se faire le porte-étendard de cette distinction linguistique à atteindre, pour bien s’exprimer non seulement dans la gestion du travail au quotidien, mais aussi auprès de la clientèle.

 

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À propos de l'auteur

Denise Proulx

Denise Proulx est une journaliste indépendante depuis trois décennies. Elle a travaillé dans la plupart des magazines et médias de masse, tant à l’écrit qu’à la télévision, pour lesquels elle a couvert une multitude de questions régionales, nationales et internationales. Au fil des années, Denise Proulx s’est spécialisée en économie, environnement et en agriculture. Parallèlement à sa passion pour le journalisme, elle enseigne les enjeux de l’environnement à l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM. Citoyenne engagée, elle participe à des actions citoyennes en faveur de la protection de la nature.

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