Des propositions inspirantes pour devenir une entreprise responsable


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Crédit photo : CCIL

Bilan de la 4e édition des assises de la CCIL

Des participants dynamiques, des panélistes captivants et des conférenciers passionnés ont donné lieu à des propositions inspirantes lors de la 4e édition des Assises de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL), le 15 novembre dernier, tenues à la Salle André-Mathieu.

L’animatrice Marie Grégoire a habilement dirigé les échanges de la journée pour répondre à la question thème : « Comment opérer un changement pour être une entreprise responsable ? ».


Réfléchir autrement

En matinée, le conférencier Nicola Potvin, coordonnateur des communications au Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD), a évoqué les premières étapes précédant un changement de comportement.

1) Prise de conscience
Dans la société ou en entreprise, les gens commencent à prendre conscience des conséquences des changements climatiques.

2) Préparation
Plusieurs commencent à percevoir les avantages de changer de comportement. La meilleure façon d’y parvenir ? C’est en identifiant une stratégie efficace afin de passer à l’action.

3) Action
Le comportement est modifié par des actions concrètes, par exemple en récupérant les cartouches d’encre. Puis, on valorise et récompense ceux qui adoptent les nouvelles habitudes pro-environnementales.


Pistes de réflexion

Durant les ateliers, plusieurs gens d’affaires ont évoqué l’importance d’identifier les ambassadeurs et leaders de changement au sein de l’entreprise. « Cela permet de créer un effet buzz de changement », illustre avec vivacité Leila Aksiman, présidente de L.A. Qualité Conseil.

De son côté, le président du comité Relève d’affaires à la CCIL, Jean-Philippe Cormier, estime que l’adoption de pratiques durables est un facteur de rétention pour les jeunes. « Beaucoup d’entreprises se questionnent. La nouvelle génération reconnaît les valeurs de développement durable. Cela représente même un avantage concurrentiel pour le recrutement et la rétention du personnel en raison des nombreux départs à la retraite et de la pénurie de main-d’œuvre actuelle. » « Comme entrepreneur », ajoute-t-il, « on doit montrer l’exemple et en inspirer d’autres. »


Valeur

En après-midi, l’animatrice Marie Grégoire a posé une question fort pertinente : « Comment le développement durable peut-il devenir une valeur comparable à l’ADN d’une organisation ? ».

La panéliste et présidente de Technologies ECOFIXE, Marisol Labrecque, estime qu’il ne faut pas attendre après le gouvernement pour adopter des pratiques de développement durable. À ses côtés, Germain Archambault du Conseil des industries durables ajoute : « Cela doit être dans l’ADN de l’entreprise de se demander si les certifications écoresponsables peuvent être rentables et se questionner sur ce qu’elle peut faire de différent ».


Initiatives

Cela débute par de petits changements, comme l’installation d’éclairage intelligent, la récupération des eaux usées et des solvants. « Chez nous, si un employé a une bonne idée, on tente de la mettre en place. On a commencé à récupérer le papier, le carton, le verre. Maintenant, ce sont les produits électroniques comme les cellulaires et les ordinateurs. Nous avons même installé huit récupérateurs de batteries dans notre bâtisse », a expliqué Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l’environnement, lors d’un entretien au MAG. « Le développement durable doit faire partie de la vision de l’entreprise », a-t-il dit lors des assises. Il le compare à un cercle : « Il n’y a pas de début, pas de fin. C’est une continuité, une nécessité et, surtout, une obligation ».


Non au statu quo

Le président du comité des Assises 2017, Michel Rousseau, était fort heureux de la qualité des propos entendus. « Si on veut entreprendre un changement, on doit s’inspirer de la théorie des petits pas. Chose certaine, le statu quo est intenable, sinon on régresse. »

Les changements climatiques menacent à l’heure actuelle certaines espèces animales en voie d’extinction. Il faut amorcer des changements majeurs.  « J’ai été impressionné par les propositions des participants. Cette économie de partage est une valeur fondamentale de la CCIL. »

De son côté, la PDG de la CCIL, Chantal Provost, a trouvé la journée fort « nourrissante » par les initiatives évoquées. « Nous souhaitons faire des petits pas rapidement et faire connaître les initiatives qui seront entreprises par nos membres. »

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis puisse changer le monde. En réalité, c’est toujours ce qui s’est passé. » Margaret Mead, anthropologue

Ce qu’ils ont dit…

« Les entreprises qui adoptent un modèle d’affaires écoresponsable suscitent un sentiment d’appartenance des employés. Ces derniers s’investissent en proposant des initiatives de développement durable et avec des fournisseurs écoresponsables qui partagent la même philosophie. » – Hélène Gervais, agente de développement industriel, Recyc-Québec

« Pourquoi les gens ne pourraient-ils pas entrer au bureau entre 7 h et 11 h ? Cela permettrait de diminuer le trafic et l’empreinte écologique. » –Sarah Grenier Darveau, Concilium Capital Humain 


À propos de l'auteur

Annie  Bourque

Annie Bourque

Recherchiste d'expérience devenue journaliste-pigiste pour différents magazines. Annie aime raconter le parcours de gens inspirants et mettre en valeur des femmes et des hommes qui osent emprunter un chemin différent.

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