Faire entendre sa voix


Être entrepreneur signifie prendre des risques. Ces risques se traduisent très souvent par des investissements importants, mais aussi – heureusement pour l’économie québécoise – en milliers d’emplois. Au Québec, comme au Canada, les outils fiscaux mis à la disposition des gens d’affaires tiennent compte de cette réalité économique singulière et ont contribué au cours des dernières décennies à favoriser l’entrepreneuriat. La réforme de la fiscalité annoncée par le ministre des Finances du Canada a bien failli ébranler ces bases.

De la majoration du taux d’imposition sur les placements passifs des sociétés à la modification des règles du jeu lors d’un transfert d’entreprise, c’est une grande partie de l’environnement fiscal des propriétaires des petites et moyennes entreprises (PME) qui se voyait transformer par cette réforme. Non seulement ces mesures privaient les gens d’affaires de leviers importants, mais elles auraient pu avoir pour effet de fragiliser le tissu entrepreneurial à une époque où les entreprises de partout au pays font face à des changements technologiques majeurs, à une pénurie de main-d’œuvre grandissante et à une concurrence mondiale de plus en plus organisée. Sur un territoire comme Laval, c’est toute l’économie qui en aurait été affectée.

Heureusement, les représentations effectuées par les gens d’affaires de partout au pays ont amené le gouvernement Trudeau à reconsidérer son approche. Fidèle à son engagement de défendre les intérêts des citoyens corporatifs, la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL) n’a pas hésité à joindre sa voix au mouvement. Dans une lettre adressée au député libéral de la région, la CCIL a notamment décrié le recul imposé aux entrepreneurs, en plus de réclamer une véritable analyse coût-bénéfice pour cette réforme d’une ampleur sans précédent.

Bien que la victoire ne soit pas définitivement acquise, pour moi – qui suis devenu président de la CCIL avec le désir d’inscrire la réalité entrepreneuriale dans le débat public – la décision du gouvernement de retourner à sa planche à dessin constitue un gain majeur. Rien de tout cela n’aurait été possible sans la mobilisation des gens d’affaires. C’est cette même mobilisation qui nourrit jour après jour les actions de la CCIL et qui lui permet de soutenir adéquatement la communauté d’affaires de Laval. Soyez du nombre ! Ensemble, nous pouvons faire la différence.


Yves D’Astous
Président du C.A.de la CCIL


À propos de l'auteur

Yves D'Astous

Yves D'Astous

Président-directeur général de Brago Construction

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