Grande rencontre IMPACT : les entreprises veulent connexion, collaboration et innovation


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Crédit photo : Laval économique

Pour mieux comprendre ce dont les entreprises ont besoin pour rebondir, le Service du développement économique de la Ville de Laval a tenu le 24 septembre la Grande rencontre IMPACT économique animée par Stéphan Bureau. Quelques centaines de participants y ont assisté virtuellement et plusieurs ont parlé de leur besoin d’être mieux connectés entre eux pour pouvoir mieux collaborer et innover.

Une crise engendre son lot d’enjeux, mais aussi, des occasions d’affaires. Chose certaine, elle pousse les entreprises à se repositionner. Un élément qui est revenu souvent lors de la rencontre est l’importance de s’approvisionner localement.

Isabèle Chevalier, présidente-directrice générale de Bio-K+ International, une entreprise de probiotiques basée à Laval, a raconté comment leurs fournisseurs locaux ont grandement facilité la poursuite des activités de l’entreprise.

« Dans le fort de la crise, nous n’avons pas été très impactés par rapport à notre capacité de produire », a raconté la PDG de cette entreprise de services essentiels.

On peut voir un lien entre cette expérience et quelques priorités du gouvernement du Québec énumérées par Marc Demers, maire de Laval, comme la diversification des chaines d’approvisionnement et l’autonomie territoriale. Il a aussi parlé d’augmentation de la productivité des entreprises, notamment par l’automatisation.

« Laval souscrit à ces priorités et souhaite jouer son rôle de gouvernement régional en identifiant des moyens d’action pour soutenir stratégiquement les entreprises de son territoire », a précisé le maire.

 

Mieux travailler ensemble

Pour contribuer à la réflexion sur la façon de rebondir, les participants à la rencontre ont choisi l’un des cinq ateliers qui portaient sur pérenniser les investissements, transformer son entreprise par la technologie, développer les entreprises du futur, augmenter l’attractivité du territoire et développer une croissance durable. Plusieurs conclusions sont liées.

« L’idée d’avoir des fournisseurs chinois a peut-être fait son temps, mais pour avoir une relève au niveau local, il vaut mieux connaître les fournisseurs », a indiqué Pierre Desjardins, directeur de la logistique chez Pélican International, un fabricant de kayaks fondé à Laval.

Une meilleure connexion entre les entreprises lavalloises a aussi été mentionnée pour partager les coûts de formations et mieux connaître les ressources disponibles et les outils développés sur le territoire.

Des inquiétudes ont également été relevées par rapport à la rareté et aux prix élevés des pieds carrés, surtout près des stations de métro. Lorsqu’on s’en éloigne, ce sont les défis de mobilité qui ont été mentionnés.

Pour le développement de nouveaux marchés, Mario Lacobacci, associé, services-conseils en économie chez Deloitte, a mentionné l’importance d’aller chercher le soutien de différents acteurs actifs en développement économique qui desservent les entreprises de Laval, comme Montréal International. « Le budget de la ville est limité, alors elle doit pouvoir agir de concert avec les autres acteurs », a-t-il affirmé.

 

Le rôle de la Ville de Laval

Pour que les entreprises puissent rapidement exploiter les occasions d’affaires, Lidia Divry, directrice du développement économique à la Ville de Laval, voit une direction claire à suivre après cette rencontre.

« Le partenariat, le maillage, le concept d’écosystème et de réseautage : c’est ce que les gens veulent », a-t-elle indiqué.

Pour Laurent Simon, codirecteur de Mosaic, le pôle créativité et innovation de HEC Montréal, c’est tout à fait le rôle que devrait jouer la ville dans cette crise.

« Les municipalités ont l’avantage de bien connaître les acteurs locaux et les besoins des organisations, explique-t-il. Elles peuvent ainsi connecter par exemple les startups qui développent des innovations technologiques avec les commerces, les restaurants et les agriculteurs. Il y a tout un travail d’articulation à faire et Laval a une diversité d’acteurs sur son territoire qui lui permettra de se distinguer. »

Les quatre axes d’intervention prévus dans le plan de relance économique de Laval sont l’accompagnement et l’appui stratégique, l’achat responsable, les projets structurants et le développement de l’intelligence économique.

« L’humain est réticent au changement, a affirmé Stéphane Boyer, vice-président du comité exécutif et responsable du dossier économique à la Ville de Laval. Mais on a là un prétexte idéal pour faire les choses différemment. »


À propos de l'auteur

Martine  Letarte

Martine Letarte

Journaliste indépendante depuis 2005, Martine Letarte écrit pour plusieurs médias dont La Presse, Le Devoir, Québec Science et Géo Plein Air. Sa grande curiosité l’amène à toucher à une variété de sujets dans différents domaines, de l’entrepreneuriat à l’éducation en passant par le développement durable, la santé et l’activité physique. Elle a aussi coécrit le Petit manuel du travail autonome, conseils et témoignages, publié en 2013, aux Éditions La Presse.

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