La résistance


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Crédit photo : Bénédicte Brocard

La résistance est un principe physique en électricité, un principe géologique et un principe psychanalytique. Peu importe le champ d’étude, la résistance est une forme d’opposition au changement. Depuis un moment déjà, on parle de résistance dans le monde du travail. L’introduction de nouveaux outils technologiques, de nouvelles pratiques, les restructurations font que certains êtres humains se rebiffent. Ils se présentent en gardien de la tradition, font la bataille du statu quo.

Juste un peu avant le déclenchement de la campagne électorale fédérale, le magazine Maclean’s présentait en une les premiers ministres des provinces membres d’une nouvelle résistance. Ces hommes s’opposent à la taxe sur le carbone. Loin d’être isolés, ces élus traduisent la pensée d’une partie de la population. Sans nier les changements climatiques, ils remettent en doute l’efficacité de cette méthode pour limiter l’effet des gaz à effet de serre.

Ils considèrent qu’ils seront perdants s’il faut conjuguer le développement économique à l’environnement. De plus, ils croient que mettre un prix sur le carbone réduira la vivacité de l’économie canadienne.

Pourquoi un virage vert

Avant même de parler des bénéfices qu’il est possible de tirer avec un virage économique vert, il importe de remettre certains faits en perspective. On ne peut pas dire qu’imposer un prix sur le carbone ralentisse la croissance. En fait, le Québec et la Colombie-Britannique, les deux provinces qui ont initié le mouvement, figurent au sommet du palmarès en matière de croissance économique.

On peut résister ou adopter de nouvelles pratiques d’affaires. Mettre de l’avant des pratiques DD (Développement Durable), ce n’est pas qu’une question de principe. Il s’agit d’une approche d’affaires logique. Si l’on regarde les objectifs de l’économie circulaire tels que présentés par Recyc-Québec – repenser pour réduire la consommation de ressources et préserver les écosystèmes, utiliser les produits plus fréquemment, prolonger la durée de vie des produits et des composants et donner une nouvelle vie aux ressources –, on constate rapidement qu’il s’agit d’éléments qui vont dans le sens même de la saine gestion.

L’optimisation de ressources, l’acceptabilité sociale en amont, la mobilisation des employés par la formation et des valeurs fortes concordent avec une approche DD et offrent un réel retour sur investissement.

La résistance est bien présente. Le changement ne peut reposer que sur les gouvernements. Les entreprises doivent repenser leurs procédés, leur approvisionnement… Elles doivent, comme nous tous citoyens, repenser nos déplacements, notre consommation. Il ne s’agit pas de devenir des apôtres de la décroissance… Il ne s’agit pas de retourner vivre dans des grottes, mais de s’ouvrir à de nouvelles pratiques.


À propos de l'auteur

Marie Grégoire

Marie Grégoire

Communicatrice multifonction, Marie Grégoire cumule une expérience diversifiée en communication dans les secteurs économique et social. Son parcours politique l’a mené à l’Assemblée nationale à titre de députée de Berthier. Elle est aujourd’hui présente dans le paysage médiatique québécois à titre de collaboratrice de différentes émissions radiophoniques et télévisuelles où la diversité de ses intérêts permette de partager sa vision bien à elle des enjeux. Engagée dans son milieu, elle apporte son soutien à plusieurs organismes.

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