La transition écologique doit devenir un projet de société


Rencontre LET - Crédits Jonathan Falardeau.jpg

L’entrepreneur militant Alexandre Warnet, qui se positionne également comme activiste du climat, s’implique dans sa communauté depuis de nombreuses années déjà. Son implication, souvent bénévole soulignons-le, est telle que nous pourrions croire que de lui demander de choisir une cause de prédilection serait une question piège. Il n’en est pourtant rien. Celui qui a mis sur pied l’initiative Laval en transition répond sans hésiter : la transition écologique. Pour lui, c’est clair, il faut que cette dernière devienne un projet de société. 

L’environnement a toujours été un sujet présent dans le quotidien d’Alexandre Warnet. Son père a intégré la notion de recyclage dans la maison familiale bien avant que ça devienne un enjeu populaire. Il a donc côtoyé très tôt dans sa vie des éléments environnementaux qui l’ont sensibilisé à l’importance de prendre soin de notre planète. Il a rapidement développé un sentiment d’appartenance profond à la terre. Plus que dans un pays, il puise ses racines identitaires dans l’environnement qui l’entoure. La nature le touche. Les oiseaux, la lune sur le lac, les étoiles sont sa spiritualité. Et il est dévasté de constater que sa véritable maison est en crise, et que, malheureusement, le pire est à venir. 

« Nous ne pouvons pas regarder notre environnement se faire détruire sans poser d’actions concrètes. La prise de conscience est nécessaire. Nous avons tous un rôle à jouer et ça passe entre autres par les Villes et par les citoyens. Nous devons nous engager de façon sérieuse et constante. » 

C’est pour cette raison qu’Alexandre Warnet fait de Laval en transition sa priorité actuelle. 

Le concept des villes et des villages en transition est né en Angleterre et s’est propagé dans plusieurs pays depuis sa fondation en 2006. C’est une approche qui mobilise les citoyens dans une communauté de partage afin d’avoir un impact réel pour contrer la crise climatique. L’être humain est au cœur de cette démarche qui doit aussi être régénérante pour les gens qui l’entreprennent. Il faut inspirer la transition. Il ne suffit pas de l’expliquer, il faut faire vivre des expériences agréables aux gens pour qu’ils aient envie de s’impliquer et de faire une différence. 

Laval en transition a donc été mis en place afin de développer une vraie communauté dans laquelle les démarches pour contrer la crise climatique naissent des idées de ses membres. Alors que la responsabilité de certains peut être de poser des actions concrètes sur le terrain, celle des autres est d’accueillir de nouvelles personnes au sein du groupe. Il y a de la place pour tous et toutes les expertises sont utiles. L’objectif premier est que tout le monde s’y sente bien afin non seulement de nourrir l’engagement citoyen, mais aussi les humains qui en font partie. C’est également un vaste laboratoire démocratique puisque la structure est encore à développer afin d’atteindre le juste équilibre entre l’autonomie, l’efficacité et la continuité. À ce jour, la mobilisation est très bonne et l’intérêt est grandissant, ce qui laisse présager le meilleur pour la suite. 

Actuellement, le principal défi de la transition écologique réside dans notre confort. L’être humain prend des décisions avec ses émotions et tend à les justifier de façon rationnelle, alors que dans la situation présente, la rationalité devrait primer sur l’émotif. Nous aimons généralement mieux gagner quelque chose de plus que d’avoir l’impression de perdre un atout, et c’est probablement la raison pour laquelle les élus hésitent à aller de l’avant en prenant les décisions drastiques qui s’imposent, et ce, de façon urgente. 

Pour Alexandre Warnet, la transition écologique ne représente pas seulement des sacrifices. Elle peut aussi être une fête, un festival qui rassemble une communauté nouée par un même désir de changement, une manifestation à travers laquelle les humains se sont donnés comme mission de contaminer positivement les acteurs réticents. Nous avons encore le droit de fêter. Alors que notre maison brûle, il faut prendre ce feu et le transformer en étincelles, pour qu’il nous anime au lieu de nous détruire. 


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