Le rassembleur qui sème l’espoir dans les entreprises


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Crédit photo : Mario Beauregard

Hubert Makwanda, Président de Concilium Capital Humain

Un nom prédestiné. Car Makwanda signifie celui qui ressemble. Captivé par le potentiel de l’être humain, Hubert Makwanda s’accomplit en aidant les organisations à surmonter les défis liés à la performance, à la rentabilité ou la mobilisation. Son inspiration et ses conseils permettent aux dirigeants de s’enraciner dans la bonne voie. 

À son arrivée au Québec, il y a une trentaine d’années, le jeune homme originaire du Congo devait étudier en médecine à l’Université de Sherbrooke. Attiré par les sciences humaines, il bifurque en poursuivant des études en psychoéducation et par la suite en andragogie, un grand mot qui signifie éducation aux adultes.

Catalyseur

« On dirait que mon nom a tracé ma vocation », raconte-t-il. Car depuis une dizaine d’années, l’homme agit comme un catalyseur au sein des entreprises qui vivent parfois la discorde. Dans certains endroits, les membres de l’équipe n’arrivent plus à collaborer ensemble. Sa présence facilite la réconciliation. « J’aide les gens à se rapprocher afin qu’ils travaillent en synergie dans un but commun. »

Le fondateur de Concilium réussit car il croit profondément que chaque individu a une mission personnelle et quelque chose à accomplir. Idem pour l’organisation.

Aujourd’hui, les entrepreneurs et gestionnaires évoluent dans un monde en changement, en constante mutation technologique axée sur la compétitivité permanente. Et les sources de distractions sont nombreuses. Il peut s’agir d’une nouvelle mode, tendance ou d’un adversaire qui se démarque par son bon coup.  « Personne ne désire être en arrière. La chose la plus difficile ? Travailler en cohérence avec sa vision et ses valeurs », observe-t-il.

« La chose la plus difficile ? Travailler en cohérence avec sa vision et ses valeurs »

Focus

M. Makwanda aide les leaders à sortir de la réactivité pour travailler davantage la proactivité. Autrement dit, garder le cap sur l’objectif ultime. « C’est le propre de l’humain de s’éparpiller, de s’écarteler et d’être toujours en dualité. »

Dans ce monde d’images et de réussite, parfois factice, l’entrepreneur a souvent tendance à gérer en se préoccupant d’abord de son égo. « Si un dirigeant est centré sur lui-même, il aura tendance à s’entourer de gens qui vont le servir lui et non l’organisation. »

Le plus important est de poser des gestes en fonction de la pérennité de l’entreprise.  « Parfois, on doit emprunter le chemin de l’intégrité (en lien avec ses valeurs) qui est souvent le moins fréquenté. Ce n’est pas toujours facile. »

Grande solitude

Plusieurs patrons, dans leur grand bureau, vivent une intense solitude causée par différents soucis dont la prise de décisions difficiles. Certains savent qu’une grosse vague s’en vient. « Par précaution, ils commencent à préparer une digue alors que les gens se baignent et ont du plaisir. Certains émettent un commentaire : mais qu’est-ce que tu fais là? », illustre le président de Concilium.

Sur le coup, les membres de l’équipe qui travaillent au quotidien et dans l’immédiat ne voient pas la pertinence des décisions du leader. Isolé, face au doute et à la critique, l’homme d’affaires ressent le besoin d’être rassuré.

À ce moment-là, Hubert va à sa rencontre. « Je suis comparable à une halte-routière. Mon but c’est de l’encourager, de le supporter et de le confirmer dans sa vision, son anticipation et son travail de pro-action qui est souvent loin d’être compris de tous. »

En Afrique, pousse les fameux baobabs, une espèce d’arbre qui ressemble un peu à un abri car les gens viennent se rafraîchir à l’ombre sous ses grands platanes. Un autre symbole important pour M. Makwanda. « Quand les gens sollicitent mes services ou viennent à mes activités ou formations, je suis comparable à cet espace de repos. On y vient pour réfléchir, prendre un précieux recul afin de se connecter à sa véritable dimension. »


Passionné de jardinage, Hubert y voit des parallèles avec le monde du travail. Crédit : courtoisie

Une phrase marquante : Sa grand-mère Naomie qui l’a élevé dans son Congo natal lui parlait souvent en paraboles. Un jour, elle lui confie : -« Ce qui est durable prend du temps à émerger. Si tu veux réussir dans la vie, il faut être patient et ne te laisses pas séduire par les chemins en apparence facile. »

 


À propos de l'auteur

Annie  Bourque

Annie Bourque

Recherchiste d'expérience devenue journaliste-pigiste pour différents magazines. Annie aime raconter le parcours de gens inspirants et mettre en valeur des femmes et des hommes qui osent emprunter un chemin différent.

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