Les entreprises d’employabilité et de recrutement doivent être proactives


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Les entreprises en employabilité et en recrutement doivent faire des pieds et des mains pour trouver des candidats afin de répondre aux besoins des entreprises en ces temps de rareté de main-d’œuvre.

Une piste de solution se trouve certainement chez les nouveaux arrivants qui viennent s’établir en masse à Laval chaque année.

« Ils sont maintenant environ 3 000 par an, incluant les enfants et les personnes âgées, et c’est ce chiffre est en augmentation depuis quelques années », explique Johanne Allaire, directrice générale de Perspective Carrière, un organisme d’employabilité actif principalement auprès des nouveaux arrivants.

Près de 30 % de la population de Laval est issue de l’immigration.

Perspective Carrière a une entente avec Emploi-Québec pour accueillir les immigrants qui comprennent bien le français et qui sont arrivés depuis moins de cinq ans.

Des chercheurs d’emploi prêts à faire des efforts pour s’intégrer, elle en voit chaque jour.

« C’est certain que la reconnaissance des acquis est encore difficile, mais je crois que, si les employeurs se donnaient la peine de mesurer les compétences des candidats issus de l’immigration, ils pourraient avoir de belles surprises », affirme Johanne Allaire. « Il y a aussi plusieurs incitatifs qui existent pour aider les employeurs à former et à intégrer la main-d’œuvre immigrante. »

Par contre, les entreprises ne peuvent pas rêver actuellement d’avoir accès rapidement aux nombreux migrants qui arrivent dans la région.

« Nous pouvons aider les immigrants qui ont leur résidence permanente et ceux qui ont un statut de réfugié qu’on tente de rejoindre par les cours de francisation », indique Johanne Allaire. « Mais on ne peut pas aider les demandeurs d’asile qui arrivent. Il y a, de toute façon, un délai généralement avant qu’ils soient prêts à chercher du travail. Ils doivent d’abord se vêtir et se trouver un logement. »

Aller à la rencontre des chercheurs d’emploi

Les gens de 45 ans et plus sont la clientèle de chercheurs d’emploi ciblée par l’Association Midi-Quarante. Depuis 2008, elle n’a jamais fait de publicité pour se trouver des candidats. Cette année, elle en fait.

« Il y a encore des chercheurs d’emploi, mais leur nombre est moins abondant. Ils ont souvent été éloignés du marché du travail pendant un certain temps, ou ce sont des gens qui cherchent des postes de cadre, mais qui sont moins nombreux », explique Lucie Dubé, directrice générale adjointe de l’Association Midi-Quarante.

Avec Internet et les réseaux sociaux, puis les moteurs de recherche qui sélectionnent les curriculums vitae par mots-clés, réussir à atteindre les employeurs n’est pas toujours évident pour ces candidats.

L’Association Midi-Quarante réalise des démarches avec ses clients, du bilan de carrière à l’établissement d’objectifs jusqu’au déploiement de stratégies pour les atteindre. Pour la recherche d’emploi, il reste qu’Internet et les réseaux sociaux sont rendus incontournables, mais l’organisme encourage aussi ses clients à aller directement à la rencontre des employeurs et à faire des candidatures spontanées. L’Association Midi-Quarante organise d’ailleurs un salon de l’emploi à Laval, où 12 employeurs sélectionnés dans différents secteurs d’activité peuvent venir rencontrer des candidats.

« Il faut créer des liens encore plus forts entre les entreprises et les organismes d’employabilité à Laval. Parce que lorsqu’on se connaît bien, on travaille plus efficacement ensemble », affirme Lucie Dubé, qui est aussi porte-parole de Service Emploi Laval (SEL), un regroupement de 13 organismes en employabilité de Laval et Emploi-Québec.

Recruter et retenir

Chez Addendum, une firme spécialisée en développement des compétences et en recrutement pour le domaine des services financiers, on est constamment à la recherche de talents. L’entreprise a réalisé que c’est via Internet qu’elle trouve ses candidats. Que ce soit par l’affichage de postes sur les sites d’emploi, ou par le repérage sur les réseaux sociaux.

« Nous manquons de tout, mais spécialement des gens dans le domaine de l’expertise-conseil en services financiers qui ont aussi des compétences relationnelles », affirme Fannie Pelletier, présidente d’Addendum. « Pour recruter, nous ne sommes plus en mode passif, mais en mode sollicitation. »

Elle constate aussi l’importance en recrutement d’accorder une grande importance au développement de carrière. Addendum développe d’ailleurs des parcours en développement des compétences et savoir-être selon les besoins des entreprises dans différents secteurs d’activité.

« C’est beau d’attirer des talents, mais si on les perd par la suite, on n’est pas plus avancé », affirme Fannie Pelletier. « Il faut investir dans le développement des compétences des employés et les faire progresser pour les garder. »


À propos de l'auteur

Martine  Letarte

Martine Letarte

Journaliste indépendante depuis 2005, Martine Letarte écrit pour plusieurs médias dont La Presse, Le Devoir, Québec Science et Géo Plein Air. Sa grande curiosité l’amène à toucher à une variété de sujets dans différents domaines, de l’entrepreneuriat à l’éducation en passant par le développement durable, la santé et l’activité physique. Elle a aussi coécrit le Petit manuel du travail autonome, conseils et témoignages, publié en 2013, aux Éditions La Presse.

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