Que retenir de la crise


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Crédit photo : Benédicte Brocard

Les inondations ont durement frappé Laval, ce printemps encore. La municipalité a mis tous les efforts pour mitiger les conséquences. Quant aux intervenants de première ligne, ils ont déployé toutes les actions possibles afin d’accompagner les citoyens dans leur détresse.

Le pire est maintenant passé… Pas tout à fait. Il faut nettoyer. L’eau s’est retirée, mais il reste les sacs de sable contaminés, les débris et les rebuts. La Ville de Laval fait appel à la mobilisation de ses citoyens et de ses entreprises afin de participer à une grande corvée de nettoyage pour venir en aide aux sinistrés. Les résidents doivent maintenant penser aux réparations et certains à la reconstruction.

On croyait avoir vu le pire en 2017, finalement cette année n’aura pas laissé sa place.
Le gouvernement du Québec avait déjà, lors de la crue exceptionnelle, annoncé différentes mesures. On avait amorcé une réflexion sur les zones inondables et la reconstruction. Le ministre Martin Coiteux avait débloqué des sommes considérables pour la mise à jour de la cartographie, la révision des plans de mesures d’urgence et la recherche. Mais la crue printanière a frappé avant qu’on ait obtenu les résultats.

 

Le gouvernement actuel accélère la réflexion en mettant en place un programme qui plafonne l’aide de l’État à 100 000 $ pour les réparations et qui offre une somme pouvant aller à 250 000 $ pour les familles souhaitant se relocaliser. 
 

C’est un signal qui peut être saisi comme une occasion de repenser l’aménagement.

Comme on pouvait le lire sur les réseaux sociaux, la Ville de Laval a appuyé la déclaration de l'Alliance ARIANE qui demande au gouvernement du Québec d'adopter une politique nationale d'aménagement du territoire.

Dans sa déclaration de principe, Pour une politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, l’Alliance ARIANE et les signataires militent pour une nouvelle façon de voir les choses : « Les pratiques d’aménagement et d’urbanisme façonnent à long terme nos villes et nos villages. Les choix que nous faisons aujourd’hui s’imposeront aux prochaines générations : nous sommes largement responsables de leur prospérité future, de leur santé et du maintien à long terme de leur qualité de vie. »

La vision à long terme demande du courage. C’est vrai pour nos organisations comme pour nos instances. Repenser n’est pas chose simple. Dire qu’il n’y a rien de plus permanent que le changement est un mantra souvent évoqué dans nos organisations. Cependant, sa mise en application doit se confronter à la loi de l’inertie. Le changement et l’adaptation demandent beaucoup de renoncement. Le confort du connu est puissant.

Si changer nos comportements et nos façons de faire n’était que la seule leçon que nous retenions des événements récents, ce sera ça de pris. Ceci dit, c’est par nos actions que nous mesurerons le chemin parcouru. La prise de décisions dans une perspective à long terme est déjà un changement majeur. Il faut accepter qu’on se trompera un peu, beaucoup, sur le chemin, mais que la volonté de voir plus loin que l’instant présent sera déjà un gain.


À propos de l'auteur

Marie Grégoire

Marie Grégoire

Communicatrice multifonction, Marie Grégoire cumule une expérience diversifiée en communication dans les secteurs économique et social. Son parcours politique l’a mené à l’Assemblée nationale à titre de députée de Berthier. Elle est aujourd’hui présente dans le paysage médiatique québécois à titre de collaboratrice de différentes émissions radiophoniques et télévisuelles où la diversité de ses intérêts permette de partager sa vision bien à elle des enjeux. Engagée dans son milieu, elle apporte son soutien à plusieurs organismes.

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